Quand la vie chamboule tout : pourquoi j'ai dit stop (et comment faire les bons choix)
Par Sandrina Perrin — Fondatrice de KLEIA-UP, coach en leadership incarné pour profils hypersensibles, HPI et TDAH
Mardi, un coup de tonnerre a éclaté dans mon quotidien : je deviens aidante.
Ces derniers mois, voire ces dernières années, ont été particulièrement difficiles pour plusieurs personnes de mon entourage. Jusqu'ici, je tenais bon. Je continuais ma route. En tant que fille unique, j'ai l'habitude de ne compter que sur moi-même, puis sur mon mari.
Mais là, l'effet combiné de la chaleur oppressante, de la nouvelle et de la charge émotionnelle a eu raison de ma santé. Mon corps a fini par dire stop : je suis tombée par terre.
Aujourd'hui, je suis en situation d'hyper-stress : ma parole est en mode hyperactivité, je commence à oublier mes mots — un classique de la sidération du système nerveux quand on est neuroatypique et qu'on dépasse ses limites. J'ai dû me rendre à l'évidence : ce super atelier du 30 juin, que je préparais pourtant avec tout mon cœur, je ne peux pas le réaliser.
« Cette semaine, je gère l'urgence. Et l'urgence, c'est moi. »
Les 4 critères pro qui m'ont poussée à dire stop
Dans mon activité, j'ai une règle d'or : j'honore toujours mes contrats, à de très rares exceptions près. Alors, comment prend-on la décision professionnelle de tout annuler ? Voici les 4 réalités qui m'ont poussée à trancher — des critères qui parlent à tous les profils hypersensibles, HPI et TDAH qui se reconnaîtront :
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1. L'incapacité à communiquer
Mener la communication et l'énergie de vente nécessaires jusqu'au jour J n'est tout simplement pas possible dans mon état actuel. Quand le cerveau est en hyperstress, la clarté du message s'effondre.
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2. La sécurité de mes clientes
Le jour J, je serais incapable d'offrir un accueil pleinement sécurisant et une écoute à 100 %, ne l'étant pas pour moi-même. On ne peut pas contenir l'autre quand on ne se contient plus soi-même.
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3. La réalité économique
J'avais deux personnes inscrites pour une location de salle qui me coûtait plus cher que ce que je gagnais. S'épuiser à perte n'est pas une stratégie viable — encore moins quand on est déjà vulnérable.
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4. L'alignement avec mes valeurs
En deuxième activité, j'accompagne les institutions sur les questions de santé mentale. Je ne pouvais pas être en accord avec ce que je prône et conseille si je ne commençais pas par me prioriser.
Si vous traversez une situation similaire, je vous invite à lire aussi mon article sur ce que 10 ans à la frontière m'ont appris sur les limites personnelles — ces apprentissages résonnent directement avec ce que je vis aujourd'hui.
Mes 3 astuces pour gérer quand votre chemin déraille
Si vous aussi vous traversez une période de tempête (burn-out, épuisement professionnel, surcharge émotionnelle), que ce soit dans votre business ou votre vie personnelle, voici ce que cette crise m'enseigne en temps réel. Ces astuces sont conçues pour les cerveaux neuroatypiques qui ont besoin d'approches adaptées :
1. Écouter les signaux physiques de "sidération"
Quand le système nerveux s'emballe (mots qui s'échappent, débit trop rapide, oublis soudains), ce n'est pas un manque de volonté. C'est une limite biologique — d'autant plus fréquente chez les profils TDAH et hypersensibles dont le filtre sensoriel est plus poreux. Forcer le passage ne fera qu'aggraver la chute. Voir aussi mon article « Être chaos, ça m'arrive aussi » pour des clés supplémentaires.
2. Faire un audit de l'énergie disponible
Posez-vous la question : « Est-ce que maintenir ce projet va me ressourcer ou me vider définitivement ? » Si le coût émotionnel et financier dépasse le bénéfice, le report n'est pas un échec, c'est une gestion de bon sens. J'en parle aussi dans ma réflexion sur le choix entre chaos et apaisement.
3. Pivoter vers un objectif plus doux
Ralentir ne veut pas dire s'arrêter. J'ai choisi de canaliser l'énergie qu'il me reste vers un projet plus solitaire et flexible pour cet été : le lancement de mon livre en auto-édition. Mes bêta-testeuses sont déjà emballées et trouvent les exercices au top. Ce projet me permet d'avancer à mon rythme, depuis chez moi, tout en restant utile pour vous. Une leçon que j'avais déjà explorée dans « Le prix du silence est devenu trop lourd ».
Prochaines étapes
L'atelier « Deviens le boss de ta prise de parole » n'est pas enterré, il est simplement reporté au mois de septembre 2026. Je sais que j'ai ce talent pour vous aider à vous révéler, je l'ai encore vu ces derniers jours avec des résultats incroyables. Je serai juste au rendez-vous avec une meilleure énergie.
Le livre s'intitulera : Hypersensible : "Lâcher prise en osant être soi". Un titre qui, vous l'avez compris, résonne plus que jamais avec mon actualité.
Un immense merci à toutes celles qui m'ont déjà envoyé des messages d'encouragement. Si vous le pouvez, répondez simplement à cet e-mail avec un petit mot, cela m'aide énormément à ne pas lâcher en ce moment.
« Suite aux prochains épisodes, prenez soin de vous et de votre santé mentale. »
FAQ : vos questions sur le burn-out, l'hypersensibilité et la neuroatypie
Comment savoir s'il est temps de dire stop professionnellement ?
4 critères : incapacité à communiquer sereinement, incapacité à offrir un accueil sécurisant à vos clients, réalité économique défavorable (coût supérieur au gain), et alignement avec vos valeurs personnelles. Si un seul de ces critères n'est pas rempli, le report est une gestion de bon sens — pas un échec.
Comment gérer le burn-out quand on est hypersensible ou TDAH ?
3 clés : écouter les signaux physiques de sidération (mots qui s'échappent, débit trop rapide), faire un audit de l'énergie disponible (coût émotionnel vs bénéfice), et pivoter vers un objectif plus doux comme un projet solitaire et flexible à son rythme.
Que faire quand on devient aidant et que le corps dit stop ?
La priorité absolue est de reconnaître que l'urgence, c'est vous-même. Annulez ou reportez tout engagement non vital, concentrez-vous sur la régulation de votre système nerveux, et acceptez que ralentir ne veut pas dire s'arrêter.
Comment les profils neuroatypiques gèrent-ils la charge émotionnelle ?
Les hypersensibles, HPI et TDAH ressentent les émotions et la charge sensorielle de manière amplifiée. Forcer le passage aggrave la chute. La clé est d'écouter les limites biologiques avant qu'elles ne deviennent une crise, et d'adopter des projets adaptés au rythme du moment.
JE DÉCOUVRE LES ACCOMPAGNEMENTS POUR PROFILS ATYPIQUES
Coach en leadership incarné — Fondatrice de KLEIA-UP
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