Tout se joue sur un mot, un regard
Par Sandrina Perrin — Fondatrice de KLEIA-UP, coach en leadership incarné
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La plupart d'entre nous pensons que prendre sa place est un événement exceptionnel.
On s'imagine qu'il faut attendre le grand pitch de l'année, la réunion stratégique face au comité de direction ou une conférence sur scène pour enfin activer notre posture et hausser le ton.
C'est exactement la discussion que j'avais cette semaine lors d'un de mes ateliers en visio.
L'énergie était magnifique, profonde, les retours fusaient dans le tchat.
Et puis, une participante m'a lancé une phrase qui m'a fait l'effet d'une claque magistrale :
« Pour moi, prendre sa place, c'est physique. Se tenir droit. Occuper l'espace. La parole ? C'est une autre case. »
Cette remarque résume toute notre fracture.
Nous sommes totalement dissociés.
Nous passons notre temps à découper nos comportements en morceaux, à ranger le corps d'un côté et la voix de l'autre, comme si l'un pouvait fonctionner sans l'autre.
Mais ton système nerveux ne fonctionne pas du tout avec des cases indépendantes.
Le corps et le mental sont intimement liés, et le processus est toujours le même : le corps d'abord, le mental après.
Il n'y a pas d'affirmation de soi possible sans action corporelle.
Si tu attends le "grand jour" pour oser, tu te trompes de combat.
Coach en leadership incarné — Fondatrice de KLEIA-UP
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