Écrire un livre sur le lâcher-prise... et galérer à le faire. 🙃
Par Sandrina Perrin — Fondatrice de KLEIA-UP, coach en leadership incarné
Si on m'avait dit en décembre dernier que je vous écrirais ce message aujourd'hui, je ne l'aurais pas cru.
La semaine dernière, j'ai dû prendre une décision difficile : j'ai annulé mon atelier du 30 juin. Autour de moi, on me poussait à le maintenir. "Tu as trop travaillé dessus", "Les gens comptent sur toi", "Tu vas décevoir"...
Mais une nouvelle personnelle m'a mise par terre. Trop de choses à gérer. Charge mentale au plafond. Mon cerveau s'est mis à bugger. Et là, dans ce chaos intérieur, j'ai entendu une voix familière.
« Tu vas passer pour quoi ? Tu avais promis ! Tout le monde va penser que tu n'assures pas. »
La culpabilité s'est tout de suite invitée. Ma petite voix intérieure (que j'appelle affectueusement Gigi la girouette) a commencé à paniquer. Elle connaît bien son répertoire : la honte, le doute, la comparaison, la peur du regard des autres.
Et puis, au milieu de cette tempête intérieure, j'ai fait une chose toute simple. J'ai respiré. Un vrai temps d'arrêt. J'ai mis ma main sur mon coeur, j'ai fermé les yeux, et je me suis demandé : "Qu'est-ce qui est le plus aligné avec ce dont j'ai besoin, là, maintenant ?"
La réponse était claire : dire stop. Accepter que je ne peux pas tout porter. Et appliquer ce que je prône.
Le paradoxe des 6 derniers mois
Pourquoi cette décision était-elle si difficile à prendre ? Parce que mes voyants étaient au rouge depuis des semaines. Et parce que depuis 6 mois, je mets mes tripes dans l'écriture de mon livre :
Hypersensible : lâcher prise en osant être soi
20 minutes par jour, pendant 21 jours — pour révéler ta singularité, te libérer du regard des autres et t'affirmer pleinement.
Écrire un livre sur le lâcher-prise quand on a soi-même un besoin de contrôle, c'est une sacrée expérience thérapeutique ! Pour accoucher de ce guide (qui sort fin juillet !), j'ai dû lâcher du lest sur tout : sur le contenu pour ne pas vous perdre dans les détails, sur le syndrome de l'imposteur, et même sur la couverture (où je bloque encore un peu, je vous l'avoue).
Chaque chapitre m'a renvoyée à mes propres résistances. Chaque exercice que j'écrivais, je devais d'abord l'expérimenter dans ma propre vie. Ce livre est devenu mon miroir.
Les retours de mes bêta-testeuses
Mes premières lectrices sont en train de le dévorer. Leurs retours me bouleversent littéralement :
« Sandrina, j'ai lu les 3 premiers jours et déjà mon système nerveux s'est apaisé. Je ne savais pas que j'avais besoin de cette permission. »
« J'ai eu un déclic au chapitre 4. C'est comme si tu décrivais ma vie. Merci. »
Elles me parlent de déclics et surtout... d'apaisement de leur système nerveux. Exactement ce pour quoi j'ai créé KLEIA-UP.
Avant-goût exclusif : Le "Bouton Reset" du système nerveux
Alors aujourd'hui, j'ai envie de vous faire un petit cadeau. Un avant-goût exclusif de ce que vous trouverez dans le livre, pour ces moments où — comme moi la semaine dernière — tout sature et que votre boîte noire interne menace de disjoncter complètement.
Quand on est hypersensible, le bruit du monde peut faire disjoncter notre système. Voici un micro-exercice de 2 minutes (issu de mes recherches pour le livre) pour envoyer un signal de sécurité immédiat à votre cerveau :
🧘 Exercice — Le Bouton Reset
- Installe-toi : Assieds-toi, les deux pieds bien à plat sur le sol. Pose une main sur ton coeur et l'autre sur ton ventre.
- Expire longuement : Souffle par la bouche comme si tu vidais un ballon de baudruche. Fais durer l'expiration au moins 5 secondes.
- Tapote rythmiquement : Avec le bout des doigts, tapote alternativement tes clavicules pendant 30 secondes. Ce geste active le nerf vague et envoie un signal de sécurité à ton système nerveux.
- Répète : Inspire profondément, expire longuement en imaginant que tu relâches la tension de ta journée. Trois cycles suffisent à faire baisser le cortisol.
C'est tout. Deux minutes. Un reset. À faire chaque fois que tu sens l'overdose sensorielle arriver.
Cette technique, je l'ai utilisée le jour même où j'ai dû annuler mon atelier. Elle ne m'a pas enlevé la tristesse de cette décision, mais elle m'a redonné la clarté nécessaire pour faire le bon choix pour moi.
Car au fond, dire stop est un acte de leadership. C'est choisir l'alignement plutôt que la performance. C'est s'autoriser à être imparfaite et à le montrer. C'est incarner le message qu'on porte, quitte à en payer le prix émotionnel.
Coach en leadership incarné — Fondatrice de KLEIA-UP
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