« Alors Sandrina, on a bien ri aujourd'hui ? »
Par Sandrina Perrin — Fondatrice de KLEIA-UP, coach en leadership incarné
Afficher dans le navigateur
"Sandrina, on a bien ri aujourd'hui ?"
Coucou [Prénom],
Il y a 15 ans, je lançais mon activité, en tant que rigologue. Autant te dire qu’on ne me regardait pas comme quelqu'un de sérieux.
Dans ma commune, un élu local s'était fait une spécialité : à chaque fois qu’il me croisait, il me balançait avec un petit sourire en coin :« Alors Sandrina, on a bien ri aujourd'hui ? » Une fois. Deux fois. Trois fois. Au bout d'un moment, ça devient rude. Ça pique.
Ma réaction ? J'ai foncé tête baissée dans le travail. J’ai continué à me former, à empiler les certifications, à multiplier les compétences. Je voulais prouver, par A + B, que j’étais une vraie professionnelle. Mais tenter de changer les croyances des autres en s'épuisant à la tâche, c'est un combat perdu d’avance.
Pourtant, mes résultats étaient indiscutables. Les entreprises et les institutions de soignants faisaient appel à moi. Mais mon cerveau, lui, restait bloqué sur une idée fixe :« Tu n'es pas encore assez. » Le fameux syndrome de l'imposteur.
Quand j'avais un rendez-vous en tête-à-tête, tout se passait bien. Mais dès que je devais intégrer un réseau de professionnels ou me montrer sur Internet, tout basculait.
J’avais les compétences, les diplômes, et cette envie viscérale de profondément changer les choses pour mes clients. Et pourtant, devant mon écran ou en public, au moment de me vendre, de proposer mes tarifs ou de dire simplement "je vaux ça", c'était le court-circuit total.
Le nœud à la gorge.
La boule au ventre.
Les mots qui s'emmêlent.
Les couacs techniques qui s'enchaînent comme par hasard.
Mon système nerveux disjonctait. Il se mettait en mode freeze. Résultat ? Ce sont les plus bruyants – et souvent les moins bons – qui prenaient toute la place et captaient l'attention.
Ce n’est pas une faille. C’est un radar.
Coach en leadership incarné — Fondatrice de KLEIA-UP
Ne manque aucun déclic.
Inscris-toi pour recevoir le Journal directement dans ta boîte mail.
JE REJOINS LE MOUVEMENT